La réserve nationale de primates de Tana River

La réserve nationale de primates de Tana River

La réserve nationale de primates de Tana River

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Faune & biodiversitéParcs Nationaux3 min de lecture

Au sud-est du Kenya, la réserve de Tana River protège 170 km² de forêts-galeries et deux primates endémiques en voie de disparition.

La réserve nationale de primates de Tana River s'étend sur 170 kilomètres carrés dans le sud-est du Kenya, près de Bohoni, dans la zone côtière du pays. De part et d'autre du cours inférieur de la rivière Tana, elle protège l'un des derniers massifs de forêts marécageuses d'Afrique de l'Est et abrite deux primates endémiques en voie de disparition : le mangabey de Tana et le colobe rouge de Tana.

Pourquoi visiter la réserve de Tana River

Cette réserve présente un intérêt scientifique et naturaliste rare au Kenya. Contrairement aux savanes ouvertes du Masai Mara ou d'Amboseli, on y traverse une mosaïque de forêts-galeries, de méandres et de zones humides, héritage d'un fleuve qui a longtemps déposé ses limons en plaine côtière. Les deux primates phares, le mangabey de Tana (Cercocebus galeritus) et le colobe rouge de Tana (Piliocolobus rufomitratus), ne vivent nulle part ailleurs sur la planète. Le site intéresse autant les ornithologues, avec plus de 200 espèces d'oiseaux recensées, que les voyageurs en quête d'une expérience naturaliste hors des circuits classiques.

Une histoire de conservation contrariée

La zone a été instituée en réserve nationale pour protéger les forêts marécageuses de la Lower Tana et leurs primates. Entre 1996 et 2001, le Fonds pour l'environnement mondial (GEF) de la Banque mondiale a injecté 6,7 millions de dollars pour soutenir un programme de conservation et de développement communautaire. Le projet a rencontré des difficultés, notamment dans la conciliation des usages agricoles riverains et de la protection des habitats forestiers.

En 2007, la Haute Cour du Kenya a retiré à la zone son statut de réserve nationale, jugeant que sa création n'avait pas été conforme aux procédures légales. Sur le plan administratif, la protection officielle a donc été levée, mais le site demeure un repère majeur pour la recherche et l'écotourisme spécialisé, avec une présence continue des équipes scientifiques sur le terrain.

Que voir et observer

Les primates endémiques

Le mangabey de Tana et le colobe rouge de Tana sont les espèces emblématiques. Discrets, arboricoles, ils vivent dans les fragments de forêt-galerie le long de la rivière. Les approcher demande de la patience et un accompagnement par un guide ou un chercheur familier des groupes habitués.

Autres mammifères

La faune compte également :

  • des hippopotames et des crocodiles du Nil dans la rivière ;
  • des bubales, buffles, zèbres, oryx et petits koudous dans les zones plus ouvertes ;
  • des girafes, des pythons, des singes de Sykes et des babouins jaunes en lisière des forêts.

Avifaune

Avec plus de 200 espèces recensées, le site est apprécié des ornithologues. On y observe notamment le bec-ouvert africain, le faucon chauve-souris, le pipit doré, le faucon pygmée, le hibou des marais africain, l'apalis à ailes blanches et la cigogne à bec ouvert.

Quand y aller

Les périodes les plus favorables s'étendent d'avril à juillet et de novembre à janvier, lorsque le niveau de la rivière est élevé et que la végétation des forêts-galeries est la plus active. En saison sèche prononcée, certains secteurs deviennent moins accessibles et les primates se font plus discrets.

Informations pratiques

  • Hébergement sur place : les options sont rares et rustiques. Le Tana Delta Camp et le Mchelelo Research Camp, ce dernier lié aux activités de recherche, sont les bases les plus citées.
  • Véhicule : un 4x4 est indispensable, les pistes étant souvent boueuses ou défoncées.
  • Encadrement : compte tenu de la présence d'hippopotames, de crocodiles et de la difficulté à repérer les primates, l'accompagnement par un guide local est vivement recommandé.
  • Durée de visite : prévoyez au moins deux jours sur place pour rentabiliser le trajet et multiplier les sorties matinales.

Comment s'y rendre

Depuis Nairobi, le trajet routier couvre environ 540 km, soit près de 7h50 de conduite : prendre l'A2 jusqu'à Thika, puis l'A3 vers l'est, et enfin la B8 vers le sud jusqu'à Garsen, ville d'accès au delta de la Tana. La piste rejoint ensuite la réserve.

L'option aérienne, plus rapide, consiste à embarquer sur un vol charter depuis Malindi ou Mombasa, pour environ 50 minutes de vol jusqu'aux pistes proches du delta.

À combiner dans la région

La réserve s'inscrit dans un itinéraire kényan plus large. Pour prolonger l'immersion naturaliste, vous pouvez associer la visite à d'autres sites du pays :

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Le mangabey de Tana (Cercocebus galeritus) et le colobe rouge de Tana (Piliocolobus rufomitratus), deux espèces endémiques des forêts-galeries de la Lower Tana, classées en danger.

Non. En 2007, la Haute Cour du Kenya a retiré le statut de réserve nationale, estimant que la création n'avait pas été conforme à la loi. La zone reste cependant un site reconnu pour la recherche et l'écotourisme.

Privilégiez avril-juillet et novembre-janvier, lorsque le niveau de la rivière est élevé et la forêt active.

Par la route, comptez environ 540 km et près de 8 heures via l'A2, l'A3 puis la B8 jusqu'à Garsen, en 4x4. Plus rapide, un vol charter depuis Malindi ou Mombasa rejoint la zone en une cinquantaine de minutes.

Oui, c'est fortement recommandé. Les primates sont difficiles à repérer sans connaissance des groupes habitués, et la présence d'hippopotames et de crocodiles impose un encadrement local.

Préparer votre voyage

La réserve de Tana River se prête à un séjour naturaliste construit sur mesure. Pour intégrer cette étape à un itinéraire kényan complet, consultez nos voyages au Kenya et échangez avec nos conseillers locaux.

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